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Ouvrez votre boîte à outils !


Vendredi 11 Juin 2021


Commençons par un proverbe français qui pose les bases du sujet : "Les bons outils font les bons ouvriers". Ça fonctionne pour tous les métiers et pour tous les ouvriers. Je préfère utiliser le mot métier au mot "profession". Le métier, c’est un savoir-faire et une technicité. Le métier, c’est pour la vie. On n’en a qu’un seul. D’ailleurs, on le répète souvent "Douze métiers, treize misères". Autant donc disposer des bons outils pour faire du bon travail.




Les bons outils sont indissociables du bon travail. Alors, on peut toujours réaliser un travail avec des morceaux de sparadrap... Sauf que, le résultat, fait de bric et de broc, ne brillera pas forcément dans son aboutissement et sa finalité. C’est pourquoi, on met généralement toutes les chances de son côté lorsque l’on dispose des bons outils mais, plus largement, des bonnes personnes, des bons réflexes et d’un bon savoir-faire.
Alors qu’est-ce qu’on trouve dans votre caisse à outils ? D’abord, je vais vous parler du contenu de la mienne pour produire du son. D’abord, je travaille avec un Zoom H5. Je ne l’ai pas choisi, on me l’a conseillé. Je ne suis pas un spécialiste mais ce Zoom H5 a le mérite de faire le job, dans toutes les conditions, c’est ce qu’on lui demande et il le fait. Il est très simple d’utilisation et n’est pas encombrant (l’encombrement, c’est vraiment un souci). Il faut compter environ 250 euros pour acquérir un Zoom H5. Ensuite, j’utilise un casque. Un DT 770 Pro. Il est extrêmement hermétique et très confortable mais très encombrant. Il faut compter environ 130 euros. Ensuite, il vous faut un micro. Vous pouvez utiliser le micro prémonté sur votre Zoom. Sauf que, en ce qui me concerne, j’utilise un micro spécifique pour les interviews (un LEM 21B par exemple qui coûte aux alentours de 300 euros) et un micro parabole pour les ambiances extérieures dont l’investissement est, approximativement, de 700 euros. Grosso modo pour un investissement de 1 500 euros, vous pouvez commencer à enregistrer.
À cela, vous devrez ajouter un logiciel de montage : SounForge ou Samplitude. Personnellement, j’utilise Audobe Audition que j’ai découvert il y a plus de 20 ans sous l’appellation Cool Edit Pro. Ce n’est pas très compliqué. Vous pouvez enregistrer, mixer et exporter du contenu audio pour un podcast par exemple. Sur une session multipiste, vous pouvez couper, ajouter, effacer, recommencer, raccourcir le son, le travailler… Bref, il y a 1 001 possibilités. Mais si vous débutez, Adobe n’est pas forcément le meilleur choix. Je conseille d’abord de vous faire la main sur Audacity…
Voilà ! Est-ce qu’on a fait le tour ? Et bien non !

La boîte à outils regorge d’outils qui ne sont pas vraiment des outils mais plutôt des compétences. Nous quittons l’acquis pour ce que l’on appelle l’inné. Rien ne sert d’investir dans du matériel de qualité si vous ne savez pas le faire fonctionner ou, pire encore, si vous ne savez pas ce que vous voulez produire et surtout comment ! Ces compétences, j’en cite quelques-unes, sont la curiosité, le sens de l’écoute, le sens de l’info, la détermination, votre capacité artistique et votre capacité à produire avec originalité des contenus. Vos contenus doivent vous ressembler. On doit y trouver votre patte, votre marque, votre style, votre signature…
On peut, bien sûr, avec seulement un iPhone créer un podcast. Parfois, l’audience est au rendez-vous. Ce qui vous prouve bien qu’avec seulement un iPhone, on peut produire un podcast de qualité, dans le fond mais pas dans la forme. L’auditeur de podcast est davantage sensible au fond qu’à la forme. Parce qu’il espère entrer dans un monde où il pourra écouter ce qui ne se fait pas ailleurs. Hormis, le confort d’écoute qui est impératif, l’auditeur ne jugera pas forcément votre travail dans la forme. Il s’attachera d’abord au fond. Si vous n’êtes pas ennuyeux, vous pouvez produire vos contenus avec seulement un iPhone. Mais si vous devez en produire beaucoup, vous n’y arriverez pas.

On peut aller encore plus loin. Autrement dit on peut aller dans les profondeurs de cette boîte à outils qui ne s’arrêtent pas aux seuls outils techniques et aux seules compétences. Avoir une bonne assise, c’est un outil extraordinaire quand vous travaillez tous les jours dans cette position. Il faut investir dans l’assise. Parlons de l’écriture… Pensez-vous qu’un PC qui rame à chaque fois que vous lui envoyer une instruction est un bon outil ? C’est un outil qui participera à coup sûr à votre démotivation. Une plateforme à l’utilisation complexe ? C’est pareil ! Un backoffice complexe ? C’est pareil ? Un outil de statistiques mal ou faiblement élaboré ? C’est pareil ? Un cercle familial ou amical peu engageant vis-à-vis de vos productions ? C’est pareil !

En conclusion, il y a autant de podcasteurs qu’il y a de boites à outils possibles ! La priorité, c’est de constituer la sienne avec patience et intelligence. Bien sûr qu’elle exige un investissement non négligeable pour un résultat que vous n’êtes pas certain d’obtenir mais il serait vraiment dommage de ne pas se lancer dans l’aventure du podcast pour cette raison liée au seul investissement. Si tel est votre choix, c’est que vous n’êtes pas pour le podcast et que le podcast n’est pas fait pour vous !

Ce texte est issu des "Billets" de Brulhatour que vous pouvez retrouver en direct tous les Lundis, Mercredis et Vendredis à 13h00 sur Clubhouse en cliquant ICI.
 


Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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