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Comment écrire un podcast ?


Vendredi 30 Avril 2021


On pourrait réduire cette interrogation au simple fait de se demander simplement comment écrire ? En fait, si vous savez écrire, vous saurez, à peu près tout écrire, l’histoire, le titre, la trame, les relances, le synopsis… de votre podcast. Ecrire n’est pas un acte facile. D’après mes observations, ceux qui écrivent beaucoup, lisent beaucoup. L’un de va pas sans l’autre. Je vous conseille la lecture d’un livre de Stefen King. Le livre s’intitule Ecriture : mémoire d’un métier. Dans cette ouvrage Stefen King (60 romans, 200 nouvelles et 350 millions d’exemplaires vendus) explique comment il écrit.




Je partage trois phrases inspirantes issues de cet ouvrage :

Vous devez impérativement lire beaucoup et beaucoup écrire
Ensuite : je suis un lecteur lent et je ne lis en général que 70 ou 80 livres par an
Enfin : Chaque livre comporte sa ou ses leçons, et on apprend souvent davantage des mauvais livres que des bons.

Finalement, on pourrait s’arrêter là. Stefen King a tout dit ou presque.

Maintenant je vais partager quelques « tips » issues de ma propre expérience pour vous encourager à mieux écrire ou à écrire davantage.

1 - Soyez régulier.
Aux Éditions HF, on écrit 49 semaines sur 52, chaque année. On écrit chaque jour le même nombre d’articles : 9 minimum. C’est le contrat tacite. C’est un rythme que nous avons choisi. C’est un rythme que l’on tient sur l’ensemble de la saison : entre 2 200 et 2 500 articles sur le digital. Être régulier repose une discipline de vie : des créneaux réservés strictement et quoi qu’il arrive à la rédaction. La régularité, c’est 70% du travail de l’écriture.

2 - Soyez curieux.
Ne vous enfermez pas dans votre.domaine de compétences. En terme de lecture, il faut tout lire, le bon comme le mauvais dans un maximum de domaines. Et surtout être observateur : pourquoi le texte est écrit de cette façon ? Pourquoi l’histoire est-elle construite de cette manière ? Combien de mots composent l’histoire ? Quelle est la richesse du vocabulaire ? L’orthographe ? La Syntaxe ? Le degré de plaisir qui nait consécutivement de la lecture de cette histoire.
D’aucun disent qu’ils n’ont pas le temps de lire. Je partage cette équation : lire 10 pages par jour, c’est donc lire 3 650 pages par an. Et 3 650 pages correspondent grosso modo à 25 livres de 150 pages par an. Vous voyez que c’est très très très loin d’être impossible.

3 - Soyez organisé.
Être organisé c’est être efficace. Inspirez-vous de la méthode japonaise dite des 5 S. D’abord et prioritairement, soignez votre espace de travail qui doit être à votre image : rangé ou bordélique, froid ou chaud, sale ou propre. Inspirez-vous aussi des écrits de Marie Kondo pour trouver votre méthode.

4 - Soyez créatif
Lâchez-vous ! Dans nos sociétés modernes, on n’ose plus ou on n’ose moins. Tout se ressemble. Que vous soyez à Dublin, à Paris ou à Berlin, ce sont les mêmes magasins, les mêmes gens, les mêmes habitudes, les mêmes façons de penser… Donc, il faut sortir de cette architecture. Être créatif, c’est prendre des risques mais c’est surtout anticiper les modes de demain, les envies des auditeurs de demain.
Pour conclure, je dirai qu’il y a encore mille et une histoires à écrire et qu’on est toujours récompensé par efforts que l’on fournit.

Il est nécessaire de faire la différence entre l’écriture qui est produite pour être lue et l’écriture qui est faite pour être entendue. L’écriture pour être lue : elle est riche et dense, composée de longues phrases souvent. L’écriture pour être entendue, elle est plus fluide, plus raccourcie probablement avec un choix des mots que comprend son audience ou sa communauté. Des mots qui percutent de façon sonore. Il faut qu’elle provoque d’abord l’oreille et ensuite l’imaginaire.  Il y a des mots qui provoquent plus l’oreille que l’imaginaire.
La preuve c’est qu’adapter un roman, un essai en podcast demande fondamentalement une réécriture.

Tout doit être écrit avant l’enregistrement de son podcast pour mettre toutes les chances de votre côté. Alors bien sûr, le texte mais toute l’ossature c’est-à-dire tout le squelette : le déroulé, les questions à poser, les thèmes à relancer, les anecdotes à placer, les sons à diffuser, les références, la bibliographie. 
Il y a aussi une 3e écriture, c’est celle qui correspond à ce que verra l’internaute avant d’écouter votre podcast : un titre accrocheur, une bonne introduction ou alors carrément un article dédié et fouillé qui sera proposée comme la suite du podcast de celles et de ceux qui voudraient aller plus loin. Avec des légendes engageantes et des entrées de lecteurs qui encouragement

Les radios ne redonneront plus la place aux bruits, aux ambiances et à cette façon de faire qui l’a caractérisée dans les Années 80. Pourquoi ? Parce que le marché est difficile. Très difficile. Aujourd’hui, ce marché il répond au dixième de points. La radio ne peut plus prendre de risques parce que cela aurait des incidences. Les auditeurs n’ont plus l’habitude de cette radio là. Donc, les podcasteurs peuvent reprendre le pouvoir en s’accaparant ces techniques qui ont fait le succès de la radio dans les Années 80.


Ce texte est issu des "Billets" de Brulhatour que vous pouvez retrouver en direct tous les Lundis, Mercredis et Vendredis à 13h00 sur Clubhouse en cliquant ICI.

Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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